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Alternance : ce que nous apprend l’exemple allemand

17/02/2020

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 Et pourquoi on ferait pas comme les voisins ? » Dès qu’il est question d’apprentissage, l’Allemagne apparaît immanquablement comme le bon élève sur lequel devraient prendre exemple ses petits camarades européens. Cette réputation est-elle  justifiée ? Si oui, sur quoi repose-t-elle ?

ROUND 1 : la définition de l’apprentissage

Avantage Allemagne

Si l’on en croit les enquêtes d’opinion, l’apprentissage est plébiscité partout en Europe. Mais entre les déclarations et les faits, l’écart est parfois surprenant... en France, notamment. Selon un sondage , nous sommes 88 % à avoir une bonne image de ce cursus et 86 % à estimer qu’il facilite grandement l’insertion professionnelle.  Soit. Hélas, seuls 26 % des étudiants français connaissent une période en alternance au cours de leur scolarité, contre plus de 55 % en Allemagne.

La différence, est culturelle. L’apprentissage en Allemagne est très valorisé, « considéré comme le mode d’accès quasi-exclusif aux emplois de qualification moyenne » qui recrutent et offrent de belles perspectives d’évolution.

En France, en revanche, il est depuis toujours perçu davantage comme « un outil de la politique de l’emploi susceptible d’insérer les jeunes en échec scolaire ». Voie d’excellence contre voie de garage : la principale différence entre nos deux pays réside peut-être là.

  • ROUND 2 : les entreprises

Avantage Allemagne

Recevoir un apprenti, c’est trop cher et bien trop compliqué. Voilà, en résumé, les critiques souvent formulées par les employeurs français à l’encontre de l’apprentissage. Et pourtant, ce sont les entreprises en apparence les moins bien armées contre la complexité administrative qui sont les plus friandes d’alternants.

Ainsi, les TPE de moins de dix salariés sont les plus grosses recruteuses d’alternants. La raison en est toute simple : en France, accueillir un apprenti constitue souvent un levier pour augmenter temporairement la main-d’œuvre, sans passer par le CDD ou l’intérim.

En Allemagne, en revanche, la demande en apprentis est homogène, quelle que soit la taille de l’entreprise. Pour les employeurs, une période d’apprentissage est perçue comme une mise en situation en vue d’une embauche. Le nombre d’apprentis finalement embauchés dans son entreprise est ainsi bien plus important outre-Rhin.

Le succès de l’alternance auprès des entreprises allemandes peut également s’expliquer par la durée des contrats : de trois ans en moyenne, ils permettent à l’employeur de prendre le temps de former l’apprenti et jouir d’un retour sur investissement. En France, 35 % des contrats ont une durée inférieure ou égale à un an, à peine plus valorisant qu’un « super-stage ».

  • ROUND 3 : le taux d’échec

Match nul

La France tire souvent la sonnette d’alarme sur ce sujet : plus d’un quart des alternants (28,1  %) mettent fin à leur contrat avant son terme. Parmi les causes probables, l’immaturité de certains jeunes face aux exigences de l’entreprise mais aussi une orientation défaillante, la réalité des métiers n’étant pas toujours celle imaginée.

Sur ce point, cependant, la France n’a pas franchement à rougir puisque son résultat n’est pas bien différent du taux d’échec allemand (24,4 %). Là où notre situation invite cependant à réfléchir, c’est que 21,5 % des élèves concernés décident non pas de se réorienter, mais de quitter purement et simplement l’apprentissage ; ils ne sont que 13,3 % en Allemagne.

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