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Ça s’en va et ça revient… difficilement

16/10/2020

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On s’imagine que partir et s’intégrer dans un autre pays constituent une épreuve insurmontable.

Celle-ci peut paraître bien dérisoire à l’heure du retour, tant les difficultés se multiplient pour le salarié. De quoi expliquer que 42 % des expatriés se disent inquiets à l’idée de revenir au pays.

Outre les soucis rencontrés auprès des administrations françaises qui peinent à réguler les expatriés (les démarches peuvent prendre entre six mois et un an !), c’est au sein même de l’entreprise que le salarié va rencontrer le plus d’adversité.

En effet, selon un sondage BVA, ils ne sont que 19 % à estimer que leur employeur les a aidés à se réinsérer dans l’organisation et réussir leur phase de réadaptation.

Confronté à un organigramme bien différent de celui qu’ils ont quitté, ils ont souvent du mal à trouver leur place. Le même sondage montre ainsi que seuls 35 % des « revenus » jugent que leur entreprise a pris en compte leur choix de poste lors de leur retour.

Plus globalement, auprès de la famille et des collègues, l’expatrié a du mal à valoriser les acquis de son expérience.  

Difficile en effet de partager les nombreuses expériences vécues sans perdre de vue que les interlocuteurs eux aussi ont évolué et vécu des choses.

Se rendre compte que la vie a continué sans lui et que son expérience n’a pas plus de valeur que celle des connaissances laissées « sur place » peut constituer un choc pour l’expatrié. Au sein de l’entreprise, il peut avoir du mal à prouver la valeur des savoir-faire appris, surtout lorsque le pays d’accueil était moins développé.

Il convient donc, pour l’expatrié, de garder contact tout au long de son séjour hors de nos frontière avec son réseau français, afin d’actualiser en temps réel ses informations sur sa boîte et ainsi éviter une grosse et déstabilisante mise à jour au retour.

Enfin, afin de se refondre aisément dans les équipes, il est conseillé de ne pas parler de son expérience personnelle (qui n’intéresse pas grand monde) mais uniquement des particularités susceptibles d’être utiles à l’entreprise. Il sera alors facile d’effacer son étiquette d’ex-expatrié.

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