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Jeux olympiques : les athlètes… des salariés comme les autres ?

07/02/2018

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Être couvert d’or et rouler sur l’or ne vont pas forcément de pair. Les athlètes de haut niveau en savent quelque chose, eux qui sont souvent contraints de jongler entre leur carrière sportive et un emploi alimentaire, et dont la retraite anticipée conduit à une nécessaire reconversion professionnelle. Des podiums à l’open space, la transition n’est pas toujours facile.

 

Une autre forme d’alternance

Si le football, ses stars, ses sponsors et ses contrats records font rêver et crispent l’opinion autour de débats sur l’argent brassé par le « sport business », ils agissent avant tout comme un miroir déformant qui occulte une autre réalité : celle d’une majorité d’athlètes incapables de vivre de leur dévouement à leur discipline. Selon un rapport remis en février 2016 au Secrétaire d’Etat Thierry Braillard, 40 % des sportifs français de haut niveau vivraient même sous le seuil de pauvreté. 

D’où la nécessité de concilier leur carrière sportive avec une autre plus traditionnelle. C’est le cas par exemple de Gérard Chardin, double médaillé olympique en aviron et salarié depuis 2013 à la SNCF. La société de chemins de fer est depuis longtemps associée à l’accompagnement des sportifs : depuis 1982, elle propose des  CIP (contrats d’insertion professionnelle) qui permet de jongler entre entraînement et tâches salariées. Pendant quatre ans, Gérard s’est ainsi soumis à des doubles journées : rames le matin, téléphone et contrats commerciaux l’après-midi. En tout, ce sont une trentaine d’athlètes qui bénéficient du programme « Athlètes SNCF », dont douze furent sélectionnés pour représenter la France à Rio en 2016. L’entreprise en est fière et communique régulièrement sur ces employés particuliers. Des dizaines d’autres entreprises ont également compris l’avantage d’une telle implication, parmi lesquelles certains grands noms comme la RATP, EDF, Coca, Adidas, Renault ou L’Oréal. Toutes soulignent dans leur communication la facilité à transférer certaines compétences comme le goût de l’effort ou du travail d’équipe dans le monde salarié.

 

Lire aussi : La France teste le revenu universel

 

Passer des épreuves, pas des examens

Cette « alternance » se heurte cependant à certains obstacles qui la rendent difficile à envisager pour toutes les disciplines. Au-delà de la simple logistique (le lieu d’entraînement doit être au plus près du lieu de travail), les doubles carrières se frottent souvent à une mauvaise volonté de la part des athlètes eux-mêmes. Peu désireux de réfléchir à l’après, ils ne conçoivent pas toujours la nécessité du diplôme et de la formation, notamment dans les sports les plus rémunérateurs. En effet, comment se motiver à passer des examens lorsqu’on touche plusieurs milliers d’euros mensuels avant même sa majorité ? « Même dans les sports individuels moins connus, comme le ping-pong, un jeune pongiste de 16 ans gagne dans les bons clubs de 3500 à 4000 euros nets par mois », explique Thierry Maudet, directeur général de l’INSEP (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance) dans les colonnes du Figaro. « Après ça, allez leur demander de passer le bac ! »

Une étude détaillée sur le sujet* montre comment la professionnalisation du rugby français s’est accompagnée d’un changement d’attitude vis-à-vis de l’entreprise. Ainsi, aux rugbymen amateurs (et donc salariés par ailleurs) d’hier a succédé une nouvelle génération habituée aux gros sponsors, aux gros contrats, et qui considèrent donc l’entreprise comme un univers lointain et pas forcément attrayant. Pourtant, les clubs officient aujourd’hui comme de véritables entreprises qui signent avec leurs athlètes des contrats de travail, et sont donc légalement tenus de garantir l’employabilité de ceux-ci.

 

Un coaching jugé lacunaire

Nombreux sont les athlètes qui estiment (souvent lors de leur retraite sportive) avoir été mal préparés et pour qui la fin de carrière ressemble à une petite mort les tirant vers le bas. Alcoolisme, dépression… les exemples les plus durs -bien que minoritaires- existent. Raphaël Poulain, ex-rugbyman, a mal vécu cette transition et raconte ses déboires dans une autobiographie au titre franc : Quand j’étais Superman. « La saison la plus dure, c’est pas la dernière, c’est celle qui suit », écrit-il. « Je ne sais pas comment je vais ni ce que je vais faire. » Après des hauts et des bas, il est aujourd’hui comédien épanoui. Une histoire qui finit bien.

* Les stratégies de reconversion des sportifs professionnels : une lecture par les carrières intelligentes, par Fabre, Gatignon et Ventolini.

Raphaël Poulain expose sa reconversion lors d'une conférence

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