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Le parcours civique, une notion à la mode

17/07/2018

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Alors que le président Macron parlait déjà d’un service national universel durant sa campagne, c’est désormais Sciences Po (ou IEP de Paris) qui lance son parcours civique. Signe que l’idée de confronter les jeunes à la société plaît aux responsables, notamment pour les préparer au monde professionnel.

« Vous êtes les pionniers, c’est une chance. Vous posez le cadre ! ». Le directeur de l’école, Frédéric Mion, se montre enthousiaste et cherche manifestement à convaincre ses étudiants du bienfondé du nouveau projet. A l’instar du gouvernement, l’idée est que se développer en tant qu’individu, citoyen, impacte le professionnel, l’employé. Quand la personnalité et les attitudes permettent aux compétences et connaissances de s’exprimer avec encore plus de force. C’était déjà le propos du service national universel : encore en projet et aux contours flou  - en 3 étapes, entre 11 et 25 ans selon les rapporteurs que sont les députées Marianne Dubois (LR) et Emilie Guerel (LREM) -, il insistait sur l’idée de citoyenneté qui servira tout au long de la vie des prochains actifs. Focus ici sur la déclinaison proposée par l’école réputée du 27 rue saint-Guillaume, dont le fonctionnement, lui, est bel et bien établi et arrêté.

Le processus

Réalisé en plusieurs étapes, le parcours civique se déroule sur l’intégralité du premier cycle, c’est-à-dire les trois années allant du post-bac à la licence. Et comment cela se déroule-t-il ? Tout commence par le choix de l’élève sur le thème qu’il veut traiter et le domaine qu’il souhaite intégrer, partagé avec l’école au moyen d’une lettre d’engagement. Quelle association intégrer ? Et comment ? Rien de surprenant : soit en trouvant par soi-même l’association, soit en piochant parmi les partenaires de l’école sur ce projet.

Concrètement, le parcours civique se déroule en 3 étapes, une par année scolaire :

  • En 1ère année : un stage civique sur le terrain de 4 semaines, en fin d’année ;
  • 2ème année : un projet libre ;
  • 3ème année : idem, plus une épreuve finale sous la forme d’un grand écrit (analyse de l’expérience et son apport citoyen) jugé par le référent attribué à chaque élève en début de parcours.

Le véritable engagement se fait sur la durée

C’est l’argument central justifiant le processus étalé sur trois années. Le directeur de l’école le reconnaît volontiers, le souligne même : « cette durée est une épreuve car il est difficile de durer dans le temps ». Plus qu’un simple parcours civique, il s’agit d’un « parcours d’engagement » dans lequel il faut « mettre beaucoup de volonté ».

Jean-Christophe Combe, directeur général de la Croix-Rouge, y voit l’occasion de faire preuve d’un « engagement pur, dépourvu d’idéologie et pour des valeurs universelles ». Tous les partenaires et intervenants soulignent la nécessité quasi inhérente à l’être humain de s’engager civiquement. Tandis que Rama Yade (ancienne secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme) lance qu’elle « n’aurait pas pu vivre sans s’engager », Martin Hirsch, lui, avance que « l’envie de s’engager est naturelle ».

Sortir de sa bulle

Lorsque Réjane Sénac, la directrice de recherche au CNRS du centre de recherche politique de sciences-politiques (CEVIPOF) et modératrice de la conférence, explique qu’il est important d’être « acteurs et actrices pour la Cité », elle fait écho aux propos de Frédéric Mion lors de son introduction qui interpellait les jeunes à « sortir de leur bulle » car « la Cité se construit sur la compréhension de l’autre, l’empathie ».

Un propos illustré par Martin Hirsch, qui se rappelle de son stage d’une année au sein d’Emmaüs, lequel avait débuté par « un grand oral » quelque peu déroutant puisqu’effectué devant 30 sans –abris aux questions aussi directes que concrètes. Un bon souvenir car l’actuel directeur général de l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris affirme qu’il est primordial d’être connecté au terrain et s’étonne même des pratiques de certains qui pensent « régner sur une structure sans jamais y foutre les pieds ».

L’impact professionnel : devenir un leader

Le but est dévoilé sans aucune fausse modestie : préparer les jeunes étudiants de l’école à leurs futurs postes de responsables. Le président de l’école veut les « mettre en situation d’évaluer », comme ils le feront « dans leur futur métier de leader ». Et Jean-Christophe Combe complète par les exemples : gérer un collectif, monter un projet… Et pourquoi le parcours civique en est-il l’outil ? Car en plus de les former dans tous les domaines de compétences, il les pousse à faire montre d’un « humanisme agissant » selon Frédéric Mion.

Une opinion évidemment partagée par le directeur de la Croix-Rouge pour qui « la frontière entre vie professionnelle et personnelle n’existe pas ». D’où l’intérêt du parcours civique qui aidera les jeunes à « acquérir des compétences qui leur seront utiles tout au long de leur vie professionnelle et personnelle ». Au diapason, Rama Yade complète : « Outre les études, les compétences, il y a l’attitude et l’engagement. »

Egalement présente, Juliette Méadel (membre du groupe de travail sur le service national universel) rappelle que ce dernier « est aussi une façon de se construire et construire un parcours global ». Un bon citoyen ferait un bon actif. Alors engagez-vous ! En espérant que cela soit sur la base du volontariat et non obligatoire, sinon la notion d’engagement serait un peu écornée.

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