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Retour vers le futur : travailler dans la France de demain

23/02/2021

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Les temps changent ; les façons de travailler, aussi.

Magicienne, l’équipe de RECRUT essaie d’imaginer comment nous travaillerons dans la France du futur.

Le contrat est mort,  vive le crowdworking !

Aujourd’hui…on ne peut pas dire que le CDI gagne des concours de popularité dans la France , où 86 % des embauches se font en CDD. Alors que nos grands-parents s’imaginaient aisément passer toute leur carrière dans la même boîte, notre génération voit s’effriter les contrats de travail.

Demain… on n’envisagera plus une carrière sous l’angle des postes, mais des missions. Le salariat a fait son temps. A la manière des intermittents, le professionnel est autonome et enchaîne les missions pour différents employeurs, généralement brèves.

Il ne lui est nullement demandé d’être polyvalent : s’il est recruté, c’est pour un savoir-faire précis. C’est celui-ci qu’il vend sur les différentes plateformes qu’il utilise pour sa recherche de mission.  Adieu les contrats longs aux tâches multiples ; les carrières sont désormais des agrégats de petites missions.

Le professionnel se doit donc d’avoir du rebond. En effet, toute période inter-mission peut lui faire perdre de l’employabilité, qui est sa valeur sur le marché de l’emploi. Il peut ainsi en profiter pour suivre une formation professionnelle pour renforcer ses acquis, ou tenter de dénicher sa prochaine mission sur un site de crowdworking.

Le crowdworking, apparu au milieu des années 2010, met en relation des porteurs de projets (les employeurs) avec les personnes à même de les réaliser (les professionnels).

Plus de hiérarchie ni de contrat de travail, le « missionné » s’engage à réaliser une partie du projet et perçoit une rémunération une fois celle-ci achevée. Le système repose ainsi entièrement sur des prestations, à la manière d’un particulier qui paie un plombier pour son travail dans sa cuisine. Ces petites missions évoluent à la frontière du droit du travail et ont encore tout du travail dissimilé.

Cependant, une première étape vers ce mode de fonctionnement est le développement du portage salarial, qui permet à un « salarié porté » de signer un contrat avec une entreprise de portage salarial, cette dernière lui assignant des missions pour des entreprises clientes. Un contrat, une multitude d’employeurs finaux et de tâches, ou comment gommer progressivement le contrat au profit des missions.  

Ø  Comment valoriser les périodes inter-mission afin qu’elles ne soient pas des temps morts ?

Ø  Comment repenser les relations de travail maintenant que la subordination a fait place à une égalité entre bénéficiaire et prestataire ?

Ce que je vais dans la vie ? Je slashe !

Aujourd’hui… malgré des emplois de plus en plus précaires et une entrée retardée dans le monde du travail, les générations X et Y privilégient non pas la sécurité de l’emploi, mais l’épanouissement personnel. RSE et rapports avec la hiérarchie sont donc primordiaux, tout comme l’intérêt du travail.

Demain… on ne pose plus la question « qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » aux enfants ; ces derniers n’auront plus à choisir. Entre le métier raisonnable et le métier passion, le salarié refuse de trancher.

Au lieu d’alterner les deux, il cumule les casquettes, sans autre cohérence entre elles que celle d’être portées par la même personne. L’on assiste ainsi à la naissance de profils inédits, uniques : informaticien/masseur, pigiste/graphiste/boulanger, jardinier/community manager… Les déclinaisons sont infinies. C’est de cette barre de fraction caractéristique (slash en anglais) que les slashers tirent leur dénomination.

Bien souvent, le slasher le devient par nécessité. Soumis à un temps partiel ou un salaire insuffisant (d’où la surreprésentation des femmes, qui représentent 85 % d’entre eux ?), il cherche des astuces pour rendre sa situation viable.

Il fait alors contre mauvaise fortune bon cœur en choisissant une activité secondaire par plaisir et non par défaut. N’accordant aucune valeur aux échelons traditionnels de la carrière (ancienneté, promotion, augmentation), il est prêt à travailler plus et affronter les remous de missions précaire pour faire ce qu’il aime. Fini la « vie d’artiste » : chaque salarié développe une activité artistique et l’artiste se fait rationnel en cumulant un métier de sécurité.

En 2018, l’INSEE estimait déjà à quelques 2,2 millions le nombre de slashers, soit 2,5 % de la population active. Un chiffre qui, aidé par le développement du statut d’autoentrepreneur, devrait peser lourdement sur le marché de l’emploi dans les années à venir.

Ø  Comment prendre en compte l’émergence de ces nouveaux profils dans une société encore très attachée au diplôme ?

Ø  Comment sécuriser ces parcours mixtes ?

Travailler sans frontière ni limite

Aujourd’hui… La révolution technologique impacte la vie privée (par les réseaux sociaux, notamment) avant d’être récupérée par le milieu professionnel. Autrement dit, il y a désormais interpénétration entre les sphères privée et professionnelle. Certains salariés ne sont donc jamais réellement déconnectés de leur travail.

Demain… ce développement technologique nous invitera à repenser certaines notions fondamentales de notre code du travail. Puisque les missions se dématérialisent et que les mails nous accompagnent à la maison, comment définir un « lieu de travail » ?

Comment mesurer les heures supplémentaires  lorsqu’un collaborateur répond en même temps à ses mails privés et professionnels depuis son téléphone ?  

Surtout, comment adapter la politique de santé au travail de telle sorte qu’elle protège l’équilibre entre vies personnelle et professionnelle, de plus en plus recherché par les salariés de la génération Y.
Plus que jamais, le travail cesse d’être un environnement (constitué d’un lieu, de collègues) pour devenir un ensemble de tâches.

Dans cet environnement éclaté, quel rôle pour le manager ? Ce dernier verra ses missions de gestion humaine diminuer au profit de la coordination. En effet, autonome, le salarié ne s’inscrira plus dans une relation de subordination traditionnelle mais pourra même multiplier les employeurs.

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