L'enjeu de la formation des chômeurs, un dossier complexe.
« Faire en sorte que la formation des chômeurs devienne la priorité absolue, afin que chacun puisse se reconstruire un avenir. » C'est un sujet consensuel et politique évoqué par le chef de l'Etat.
Dans ces temps de crise à répétition de l'emploi, l'enjeu de l'entretien et de l'amélioration des compétences professionnelles des personnes privées d'emploi, dont ont bénéficié à des degrés divers quelque 576.000 chômeurs en 2009, est reconnu par tous comme majeur et peut donc figurer en bonne place au programme du sommet social du 18 janvier prochain.
Celui-ci avait déjà évoqué le sujet en septembre, lors d'un déplacement sur l'emploi, mais seulement à la marge, en annonçant le déblocage de 15.000 places supplémentaires de formation par Pôle emploi.
Cette fois-ci, le discours a changé d'envergure. Il surfe sur le constat largement partagé de la nécessité de réformer le dispositif actuel de formation des chômeurs, qui a fait l'objet de plusieurs rapports critiques, en particulier pour ce qui relève de Pôle emploi.
Pour améliorer l'efficacité du dispositif, le nouveau cahier des charges de Pôle emploi prévoit un renforcement de l'autonomie des agences dans la gestion des formations, dont les modalités concrètes doivent maintenant être fixées.
L'opérateur a déjà amélioré ses performances quantitatives, avec 140.000 chômeurs formés directement fin 2011, contre 91.000 fin 2009.